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Accusée de racisme, l’UNEF est menacée de dissolution

L’Union nationale des étudiants de France est prise dans une tempête médiatique. Elle est visée par des plaintes pour incitation à la haine et mise en danger de personnes.

« Il existe bien des réunions non mixtes qui permettent à ceux qui se sentent discriminés, de se rassembler afin d’évoquer ces sujets-là. » Cette phrase, tenue sur un plateau TV par la présidente de l’UNE, principale organisation estudiantine de France, a suffit à ouvrir polémique. Ces propos ont choqué la classe politique et suscité des divisions au sein de la gauche française.

Le syndicat étudiant est accusé d’islamo-gauchisme par la droite et l’extrême droite. Marine Le Pen en l’occurrence souhaite des poursuites judiciaires contre l’association. Les réactions ont même été vives à gauche. Sur Sud Radio, le socialiste Olivier Faure a ainsi dit : « Je ne me reconnais pas dans ce que fait l’Unef aujourd’hui, il y a une dérive incroyable sur un sujet comme le racisme. » Selon certains politiques, l’UNEF, à travers les dernières déclarations de sa présidente serait passé de statut syndical, à un organe de propagande dangereux et raciste.

L’ancien ministre de l’intérieur Christophe Castaner et patron des députés de la La République En Marche a fustigé les propos de la présidente de l’UNEF, et qualifié cela de « clientélisme indigéniste » de la part du syndicat étudiant. Plusieurs élus politiques ont réclamé aussitôt la dissolution de l’UNEF, qu’il qualifie désormais de partie d’extrême.

Cependant le syndicat étudiant semble toujours avoir du soutien dans la classe politique française. Jean Luc Melenchon le patron de la France insoumise, invite les jeunes de l’Unef à « se battre » face aux critiques. Joints au téléphone, certains membres de la section de Lille, disent regretter les propos de la présidente. Pour eux la réaction de certains politiques relève de l’attaque infondée.

L’ancien secrétaire de l’UNEF (2013), section de Lille juge inacceptable les acharnements dont fait l’UNEF depuis le mois dernier. « Il faut prendre de recul et surtout situer les propos dans leur contexte ». Selon celui qui est aujourd’hui cadre juridique, l’UNEF a toujours été la cible de partis politiques, en l’occurrence de l’extrême droite. Pour ce dernier, l’UNEF garde toujours son statut de syndicat qui lutte et milite pour le droit des étudiants. En parallèle, il lui semble néanmoins logique que les membres du syndicat participe à la vie et au débat politique français.

Boris KOUYATE

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