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A Roubaix, l’enfer continue pour les habitants de la résidence du Petit-paradis

Quelques jours se sont écoulés depuis l’effondrement d’un échafaudage à Roubaix. Ce mercredi 17 mars, des habitants de la résidence du Petit-paradis témoignent des dégâts et livrent leurs émotions. 

Au 40 rue Lacroix, la Résidence du Petit-paradis après le drame 

Au 40 rue Lacroix, le calme règne au cœur de l’immense résidence du Petit-paradis. Pourtant, samedi 17 mars, le vent extrême a emporté l’échafaudage de 70 mètres, dans les environs de 12 h. L’installation était pourtant « posée selon les normes de sécurité  », indique Vilogia, le bailleur social de la résidence. Aujourd’hui, des planches de bois parsemées au pied de l’immeuble témoignent d’une intervention de l’organisme et des sapeurs-pompiers, afin de boucher des vitres brisées et grandement impactées par ce renversement violent. Les professionnels dépêchés sur place agissent sur tous les tableaux : moral, physique et matériel. Le bailleur promet d’accompagner les habitants même en cas de véhicule impacté. 

« Des éclats toujours suspendus aux vitres de mon appartement ! » 

Interrompu dans son sommeil par un « boom ! », Mohamed, abasourdi et pris de peur, regarde ses carreaux brisés. Des morceaux de verre étendus sur le sol et des « éclats toujours suspendus aux vitres de mon appartement.» Le jeune homme de 25 ans explique avoir échangé avec les sapeurs-pompiers et Vilogia, qui ont tous fait du « porte-à-porte »,  afin  d’intervenir dans la réparation du sinistre. Il ajoute avec déception « j’ai attendu qu’on rebouche mes vitres le samedi même, et ce jusqu’à 16h, car je travaillais. Personne ne s’est présenté. Je les ai donc recouvertes avec du plastique et du scotch. » Toujours en attente, celui-ci termine par dire : « Il pleut et il fait froid. C’est vraiment gênant. » 

« Vilogia m’a proposé un suivi psychologique » 

Fatima, locataire du 8e étage, signale que son appartement n’a pas été épargné. « Il n’y a pas eu que les carreaux brisés… Les murs ont également été touchés et fissurés.» Cette dame, absente au moment du drame, constate à son arrivée la présence des sapeurs-pompiers et du bailleur, afin qu’ils s’assurent que tout soit sécurisé, et écartent l’hypothèse d’une fuite de gaz par exemple. En parallèle, celle-ci déclare « Vilogia m’a proposé un suivi psychologique.» Si le ressenti des habitants varie, les propriétaires et locataires sont au moins en accord sur les faits suivants :  suite à cet épisode, aucune concertation entre résidents n’a été établie pour en évoquer le sujet. Mme Correia du rez-de-chaussée, Mohamed et d’autres sont tout de même d’accord pour dire qu’un drame a été évité de justesse. Les enfants ont pour habitude de se divertir devant le bâtiment… Notamment un samedi. « Cela relève du miracle, qu’il n’y ait pas eu de victimes. » 

DRISS Saadia. 

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